Sciences & Fictions

Depuis 2018, Manuela de Barros invite des artistes, des théoricien.ne.s et divers.e.s acteur.e.s de l’art à venir parler de leur expérience, de leur œuvre et des projets en cours dans le cadre d’un cycle de six conférences annuelles. Destinées en premier lieu aux étudiant.e.s du Master Ecologie des arts et des médias du laboratoire TEAMeD de l’Université Paris 8, département arts plastiques, elles sont publiques, gratuites et ouvertes à tou.te.s.

Ce séminaire explore des liens qu’entretiennent les sciences en tant que créatrices de formes et de mondes avec les projections imaginaires qu’elles suscitent. Comment s’effectue le passage de la science à la fiction, de la recherche à la projection imaginaire ? A travers cette question sont abordées les caractéristiques des rapports rapports sciences, technologies, arts, création littéraire et sociétés, tout en envisageant des médias comme dispositifs techniques sociaux et symboliques.

Les invité.e.s des années précédentes étaient David Guez, Hortense Gaultier, Ewen Chardronnet, Magali Daniaux et Cédric Pigot, Dominique Gonin-Peysson, Annick Bureaud, Lia Giraud, Joachim Montessuis, Raphaële Bidault-Waddington, Valentina Peri, Cécile beau, Gaël Segalen.

D’octobre 2020 à mars 2021, les intervenant.e.s seront Klio Krajewska, Vincent Voillat, Elise Morin, Cristina Hoffmann, Nicolas Maigret et Maria Roszkowska et Aniara Rodado.

1 déc 2020 Elise Morin


Élise Morin : Formée à l’enseignement de l’école Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, de la Central Saint Martins College de Londres, puis de la Tokyo National University of fine arts à Tokyo, Elise Morin est née en 1978. Elle vit et travaille à Paris. Elle développe une pratique interdisciplinaire ancrée dans la pensée écologique qui interroge notre relation au visible et aux modes de coexistence. Les dispositifs de conception et de production génèrent des collaborations avec des scientifiques, des communautés locales, des ingénieurs, des musiciens, des philosophes. Le choix de lieux et de milieux spécifiques sont des composantes intrinsèques de son travail. Ils permettent d’engager une réflexion sur la relation qu’entretient la création au bien commun, sur le rôle de l’esthétique dans la compréhension d’autres perceptions d’un monde terrestre abîmé. Son engagement dans la création a été récompensé par l’attribution du prix Solomon R. Guggenheim |USA| the Best of Lab art and sustainability 2012. Elise Morin a notamment exposée en France au Centquatre, au Jeu de Paume, au Grand Palais, au Musée d’art contemporain de la ville de Bucharest, de Moscou et de la ville Tokyo.

http://elise-morin.com/

24 nov 2020 Vincent Voillat

Vincent Voillat : né en 1977 à Nantua (France), Vincent Voillat est un artiste contemporain pluridisciplinaire qui vit et travaille à Ivry sur Seine. Il est représenté par la Galerie Éric Mouchet. Il enseigne comme professeur de sculpture à l’École Supérieure d’Art de de Design TALM, site de Tours, depuis 6 ans. Il collabore depuis 2005 avec le Collectif Mu en qualité de scénographe et de directeur artistique. Il programme certains évènements dans leur nouveau lieu – La Station/Gare des mines à Aubervilliers où il est en résidence cette année (2020). Il est également membre de l’institut d’Esthétique (avec Haily Grenet et Émile Degorce-Dumas) qui fut en résidence à la Manutention au Palais de Tokyo et présenté lors du Festival international de performance DO DISTURB. Vincent Voillat explore les liens qui s’opèrent entre un territoire (réel ou virtuel), les flux qui le traversent, ses habitants et leurs mémoires. Il étudie plus particulièrement le rapport entre le paysage et sa perception. Sa démarche se fonde sur le prélèvement : extractions géologiques de roches, études des strates, fouilles archéologiques ou études de végétaux... Il empreinte aussi les matériaux de ses œuvres à la culture populaire : musiques, objets trouvés, récits… Il décèle dans le paysage choisi pour ses interventions la trace des corps et en révèle l'empreinte, la persistance et leurs impressions sur la mémoire du lieu. Il réinvente par l'association, la juxtaposition ou la réinterprétation, un territoire conceptuel dont les récits, l’écriture et le texte permettent de produire les liens qui unissent ces formes hétérogènes.

http://www.voilla.tv